Recrutements prévus en 2019 : les métiers les plus demandés

25 Avr 2019 | L'actu en bref | 0 commentaires

Selon l’enquête annuelle « Besoins en main-d’œuvre » de Pôle emploi et du Credoc publiée le 11 avril, les intentions d’embauche des entreprises pour 2019 progressent de presque 15% par rapport à l’an passé. Tour d’horizon des métiers les plus demandés et des profils les plus pénuriques.

Recrutements en hausse, services en tête

Premier enseignement de cette enquête pour laquelle ont été interrogées 436 600 organisations, les entreprises françaises prévoient de recruter plus en 2019 : la progression est de 14,8%, soit 350 000 embauches supplémentaires. Autre bonne nouvelle, 65 % des 2,7 millions de recrutements prévus concernent des emplois durables : 20 % de CDD de plus de six mois et 45 % de CDI.

Sans surprise, les services concentrent la plus grande partie des intentions de recrutement et représentent :

  • 37 % des projets d’embauche pour les services aux particuliers ;
  • 22 % des projets d’embauche pour les services aux entreprises

Les intentions d’embauche croissent aussi fortement dans le BTP (+26 %) et l’industrie (+20 %).

Les métiers les plus recherchés

Les viticulteurs (arboriculteurs salariés et cueilleurs) et les agents d’entretien des locaux sont les deux métiers les plus recherchés avec plus de 100 000 postes à pourvoir dans ces deux catégories.

Suivent les serveurs de cafés et restaurants, les aides et apprentis de cuisine, les professionnels de l’animation socioculturelle, avec pour chacun de ces métiers 80 000 à 100 000 postes prévus.

Enfin, les métiers d’aides à domicile, d’agriculteurs salariés et ouvriers agricoles, d’ouvriers de l’emballage et manutentionnaires, d’aides-soignants et d’employés de supermarché, prévoient de recruter chacun de 70 000 à 80 000 personnes.

Une pénurie de bons profils dans la construction et l’industrie

Cette année, la moitié des projets d’embauche des entreprises (50,1%) sont gênés par la difficulté à trouver les bons profils. C’est particulièrement vrai dans la construction (68,4 %, en hausse de 7,2 points) et l’industrie (54,6 %, en hausse de 3,2 points).

Le manque de candidats (79 %) et le profil inadéquat des candidats (77 %) viennent très largement en tête des difficultés évoquées par les recruteurs, loin devant le manque de moyens financiers (17,6 %) ou le déficit d’image de l’entreprise et du métier (14,6 %).

En 2018, les employeurs ont renoncé à plus de 120 000 recrutements pour ces raisons. Malgré son coût pour l’entreprise, la formation professionnelle représente dans ce contexte un outil incontournable pour faire face à la pénurie de candidats qualifiés dans des secteurs comme la construction : embaucher et former, c’est investir davantage, mais c’est aussi s’assurer une adéquation optimale des profils aux besoins de l’entreprise.

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