Pourquoi la montée des formations en soft skills va s’accentuer

24 Juil 2018 | L'actu en bref | 1 commentaire

Les organismes spécialisés dans le développement des soft skills connaissent un fort développement, certains d’entre eux affichant même une croissance à deux chiffres. Plusieurs études sur les compétences critiques pour les entreprises dans les années à venir expliquent ce phénomène.

Les soft skills identifiées comme décisives dans les métiers du futur

L’un des premiers effets de la transformation digitale sur le travail en entreprise a été de rendre les interactions humaines constantes dans des environnements professionnels de plus en plus complexes. Des équipes interdisciplinaires se développent également pour mener à bien des projets transverses ambitieux : dans ce contexte, une bonne coopération des collaborateurs est indispensable.

Publiée en septembre 2017, une étude du COE (Conseil en orientation pour l’emploi) montre ainsi qu’au-delà des compétences technologiques, « les compétences sociales (travail en équipe, intelligence sociale) et situationnelles (autonomie, apprendre à apprendre) sont toujours plus sollicitées dans un environnement de travail numérisé ».

Il en ressort aussi que les métiers émergents mettent en jeu :

  • des capacités analytiques : résolution de problèmes complexes, réflexion critique…
  • des compétences socioémotionnelles : aptitude au travail en équipe, à la communication, au management, au sens du service, à la gestion du temps…

Selon une autre étude récente de la société d’ingénieurs flamande ie-net, relayée fin 2017 dans la presse, les ingénieurs ont pris conscience de l’importance des soft skills dans le contexte de l’industrie 4.0, notamment en ce qui concerne :

  • la capacité à résoudre des problèmes (55 %),
  • les compétences multidisciplinaires (51 %),
  • la gestion de la complexité (48 %),
  • la volonté de changement (47 %).

Enfin, une étude de région jobs parue fin 2017 révèle que le savoir-être et la personnalité des candidats sont d’ores et déjà primordiaux dans le processus de sélection pour 82 % des employeurs !

Les bénéfices collatéraux des soft skills pour les DRH

Si l’on se place du point de vue des DRH, développer les soft skills des collaborateurs est indispensable pour leur permettre de s’adapter aux évolutions métiers à venir, mais présente également d’autres avantages.

Accroître ces soft skills représente ainsi un moyen de muscler la marque employeur tout en améliorant les résultats de l’entreprise. Pour mémoire, la marque employeur est un concept recouvrant au moins trois éléments :

  • l’identité (ou ADN) de l’entreprise ;
  • son image interne vis-à-vis des collaborateurs ;
  • son image externe vis-à-vis d’un certain nombre de publics, plus particulièrement les candidats.

En identifiant les soft skills des candidats et en faisant de celles-ci un critère de choix important, un DRH se donne toutes les chances de recruter une personne en phase avec l’ADN de la société. En partageant certaines valeurs, en témoignant d’un certain savoir-être, le candidat s’intègrera plus facilement à la culture de l’entreprise.

Par ailleurs, alors que les hard skills devront être mises à niveau en permanence grâce à la formation continue, des soft skills détectées dès le recrutement sont une garantie quant à la capacité d’un candidat à s’adapter régulièrement… et à se former rapidement à de nouvelles compétences techniques ou technologiques.

Autre avantage, et non le moindre : en incitant les collaborateurs à être formés et coachés sur les soft skills, l’entreprise témoigne qu’elle attache de l’importance à leur développement et à leur employabilité. Alors que certaines formations techniques répondent avant tout à des besoins business précis, un collaborateur pourra toujours tirer profit du développement de ses « compétences personnelles », quelle que soit la suite de sa carrière. Il s’agit donc d’un bon levier d’engagement et de fidélisation.

 

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