La formation professionnelle, un nouvel élan pour la marque employeur

4 Avr 2019 | Sous l'angle RH | 0 commentaires

La révolution numérique a créé de nouvelles attentes chez les collaborateurs, en particulier les millenials et la génération Z. Pour attirer et fidéliser ces talents, la marque employeur a opéré un véritable retour en force ces dernières années, mais encore faut-il lui donner de la crédibilité et du contenu. C’est là qu’intervient la formation professionnelle, qui peut jouer un grand rôle dans l’élaboration et le déploiement d’une marque employeur performante. 

La formation professionnelle comme levier d’attraction des talents

La marque employeur est un concept que tous les professionnels RH connaissent. En revanche, tous ne sont pas d’accord sur sa définition, certains l’associant encore exclusivement à la communication de recrutement.

Certes, penser la marque employeur comme un outil dédié à la seule attraction des talents était la norme dans les années 2000, mais serait aujourd’hui une approche très réductrice. Considérons cependant la marque employeur sous ce prisme en nous posant cette question : les talents les plus recherchés peuvent-ils être attirés par la politique de formation d’une entreprise ?

La réponse est clairement positive, notamment pour les millennials et la génération Z, qui portent un regard différent sur l’entreprise. Moins enclins que leurs aînés à tout donner à celle-ci, ils privilégient la recherche d’un équilibre entre intérêt professionnel et épanouissement personnel. Surtout, ils ne se sentent pas liés à vie à un employeur (un millennial sur deux serait prêt à quitter son travail). Ayant vu un ou plusieurs membres de leur entourage affronter le chômage au beau milieu de leur carrière, ils ont intégré l’idée que la formation continue est le meilleur moyen de s’en prévenir, et qu’il est essentiel de se former tout au long de la vie.

Une politique de formation professionnelle ambitieuse ne peut que susciter l’intérêt de ces profils qui veulent être acteurs de leur carrière et de leur évolution. La formation représente un moyen pour eux :

  • d’éviter les parcours préétablis, qu’ils rejettent ;
  • de s’épanouir professionnellement en continuant à apprendre et à découvrir ;
  • de prendre des garanties vis-à-vis de l’avenir.

Dans ce cadre, la formation professionnelle peut devenir un atout fort d’attraction des talents, qu’il conviendra de valoriser sur les différents médias dont dispose l’entreprise (site Internet, réseaux sociaux…), mais également lors des événements, salons, prises de parole de responsables du groupe. La meilleure promotion de la politique de formation sera cependant celle qu’en feront les collaborateurs sur les réseaux sociaux.

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Formation et expérience collaborateur : au cœur de la marque employeur

Parallèlement à ces aspirations, le digital représente une autre attente forte des millenials et de la génération Z.  Ceux que l’on nomme digital natives attendent de leur entreprise qu’elle apporte à leur quotidien professionnel la même fluidité, la même satisfaction que les outils numériques qu’ils utilisent en privé. Connectés en permanence, ils sont habitués à vivre dans l’immédiateté des échanges et privilégient les modes de communication les plus réactifs (par exemple, les messageries instantanées).

Le concept d’expérience collaborateur, qui se développe très fortement depuis deux ou trois ans, constitue la réponse des entreprises à ces attentes tout en permettant de nourrir la marque employeur. Développée en écho à la notion d’expérience client, l’expérience collaborateur vise à optimiser tous les points de contact de chaque salarié avec l’employeur pour le fidéliser, tout en le rendant plus performant.

Si la digital workplace et un SIRH performant sont souvent cités par les entreprises qui mettent en place une démarche d’expérience collaborateur, la formation professionnelle ne doit surtout pas être négligée. Songez que les digital natives, particulièrement la génération Z qui arrive sur le marché, sont aussi des « CPF natives » ! La créativité des concepteurs de formations en termes d’innovation pédagogique ouvre le champ des possibles pour satisfaire leur double appétit de compétences et de digital.

L’expérience collaborateur s’incarne ainsi dans l’expérience apprenant. Habitué à utiliser son smartphone en permanence et en toutes circonstances, le digital native sera évidemment séduit par des modalités de formation en e-learning comme le mobile learning.  Rompu aux mécanismes du jeu, il aimera en retrouver les usages en se formant avec des serious games de qualité. Quant aux outils de collaborative learning, ils répondent à son besoin de partage et de travail collaboratif.

La formation professionnelle, élément fort d’engagement

Ainsi que nous l’avons vu dans un précédent article, la formation professionnelle peut aussi s’avérer un puissant outil de fidélisation des collaborateurs.

Certains dispositifs d’apprentissage, comme les serious games collectifs, permettent de créer du lien entre les collaborateurs et ainsi de favoriser leur attachement à l’entreprise. L’intégration d’éléments de social learning optimise le partage des connaissances et la transmission de compétences entre personnes d’âge et de statut différent, ce qui contribue à rapprocher, fédérer des équipes ou services. La culture d’entreprise, pierre angulaire d’une marque employeur forte, en ressort renforcée. Les équipes ont davantage envie de s’engager.

Au-delà de ces bénéfices apportés à la marque employeur, n’oublions pas que la politique de formation professionnelle est un élément central de la gestion des talents. Elle est la preuve, aux yeux du collaborateur, que son employeur se soucie de maintenir son employabilité, d’encourager son évolution professionnelle, de le faire monter en compétence pour accompagner sa réussite. En d’autres termes, elle permet de mettre en adéquation l’une des promesses phares de la plupart des campagnes de communication recrutement – l’évolution professionnelle – avec la réalité de l’entreprise. Pour une marque employeur, c’est là le meilleur gage de crédibilité et d’efficacité.